L'ijime
Depuis quelques années, commence à s'étendre en occident un sombre fait de société nippon, l'ijime, terme signifiant brimade en Japonais.
Un fléau japonais
L'ijime, problème bien japonais, prend de plus en plus d'ampleur et se révèle être un réel casse-tête pour le gouvernement nippon qui n'arrive pas à trouver de solution à ce phénomène.
Alors que les japonais n'osent pas parler ouvertement de ce fait, il est la cause de nombreux suicides chaque année et d'une véritable crise. « En 1994, Kiyotery Okochi, un adolescent de 13 ans, se donne la mort pour échapper aux brimades de ses camarades. Racketté en permanence par une classe toute entière, les enquêteurs ont estimé à plus de 10 000 euros la somme qu'il avait du verser petit à petit ». Un drame plutôt banal, mais qui a pourtant été le premier à lancer un débat national sur ce fléau.
En général, la victime sort du lot, soit par une différence physique, soit par ses résultats scolaires. Cette réaction s'inscrit dans la mentalité de masse de la société nippone. Ainsi, les élèves considérés comme différents sont automatiquement des cibles privilégiées pour l'ijime.
L'ijime peut prendre plusieurs formes. Le Kagome rinchi par exemple consiste à entourer et à forcer sa victime à se mettre à genoux avant de la lyncher. Il ne prend pas toujours la forme de violence physique mais aussi celle de violence psychologique. Le Shikato reste la méthode d'humiliation la plus courante, qui consiste à ignorer complètement l'élève brimé, ainsi il n'existe plus pour la classe.
« Le jeu des funérailles » ; quant à lui, met la victime dans la peau d'un décédé, et revoit ainsi des lettres de condoléances.
« Un jeune collégien s'est donné la mort, ne supportant plus ce jeu macabre. L'enquête de police a révélé que certaines des lettres morbides avaient été signées de la main des professeurs du collège. » Impensable et pourtant …
Les conséquences sont tout aussi nombreuses. La plus courante est l'allergre à l'école, le « Futaka », les taux d'absentéisme ne cessent d'augmenter dans les collèges et les lycées japonais.
En 1996, environ 63 000 cas on été répertoriés. L'autre syndrome social est les « Hikikomori ». Ce terme désigne les « cloîtrés », ces jeunes qui se retirent du monde extérieur pour fuir la réalité de la société. Mais le cas le plus grave et sans contesté le suicide de plus en plus de jeunes.
L'ijime en Occident.
Le fléau nippon se retrouve en occident mais à une bien moindre échelle. Cela est du au fait que l'ijime n'est pas protégé par une véritable omerta (loi du silence) à l'intérieur du système scolaire comme au Japon.
Pourtant les bizutages, les rackets et autres formes de violence physique et/ou psychologique, existent.
Que se soit au Japon ou dans les autres pays la véritable solution serait une prise de conscience collective et une modification des mentalités.
Tsuki













